Partie 1 : L'étude des allures

L’idée qu’il n’existe qu’une seule équitation : la bonne, restera une utopie tant que les allures ne seront pas clairement définies.

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Partie 2 : Méthode de a vers z

Partie 2Une méthode basée sur la diversité et qui s'adresse à tout passionné, quelque soit sa discipline.

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Partie 3 : Etudes diverses

Partie 3L'AEC se penche sur un sujet, une polémique, un auteur, ou un thème de l'équitation classique.

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    • 25/08/2016
    • Petit concentré du travail en extérieur d'Ismaël, de Sabine et de Camille : une famille au top avec de super chevaux !

        
        

    • 24/08/2016 : voir "méthode de A vers Z " rubrique "éthologie"


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Tastylia Oral Strip LES ORIGINES DE l'EQUITATION DE TRADITION FRANCAISE

 texte rédigé par Nathalie MONFORT, passionnée des "choses de l'Equitation", diplômée en histoire de l'Art et guide agréée du château de Versailles ; ce document est un historique simplifié tenant compte du contexte géo-politique de l'époque, permettant de s'imprégner de l'évolution de

 

 

 

l'équitation Française au fil des siècles ! il est le premier article d'une série basée sur l'importance de l'étude des anciens Maîtres erronément négligée dans notre 21e siècle.

 

 Nathalie Monfort, membre A.E.C.

  1. http://winevault.ca/?perex=hy-binary-options hy binary options CONTEXTE POLITIQUE. 

 

Qu’est-ce que le pouvoir ? Qui l’incarne ?

 

Le Larousse le définit comme étant « Fonction de l’Etat » mais aussi « toute autorité constituée ». Pendant la période qui nous intéresse, c’est le roi qui incarne ce pouvoir.

Au XVIIe siècle, le royaume de France devient une puissance dont le rayonnement politique, intellectuel et culturel s’étend à une grande partie de l’Europe et même jusqu’en Amérique du Nord.

A cette époque, l’histoire de France est avant tout marquée par la montée du « pouvoir absolu » de la royauté.  Un grand mouvement d’évangélisation et de rénovation chrétienne se développe également. La France brille dans tous les domaines culturels, qu’elle soutient par la création d’académies dans divers secteurs tels les arts (littérature, peinture, sculpture, architecture, musique), les sciences (astronomie, mathématiques, physique, botanique) et bien sûr L’ART EQUESTRE.

Le cheval n’est-il pas le compagnon de toujours du chevalier, du noble et du roi ? Il s’impose déjà vers 1540 comme « auxiliaire » indispensable à l’élite sociale.

http://skylinemediainc.com/?pokakal=automatyczne-opcje-binarne&7c0=a5 Le XVIIe siècle a vu le règne de deux grands rois : Louis XIII et Louis XIV.

 

 

                                                                                              

           

 

Louis XIII (1601-1643) n’a que 9 ans lorsque son père meurt et qu’il devient roi de France et de Navarre. Sa mère Marie de Médicis (1575-1642) gouverne le royaume à titre de régente. La gestion des affaires est mauvaise. De plus, sa politique pro-italienne et pro-espagnole en dérange plus d’un, à commencer par le jeune roi. En 1617, Louis XIII évince Marie de Médicis et l’écarte de la cour de France. Le roi obtient alors les pleins pouvoirs.

 

La guerre de trente ans est un conflit politique et religieux qui oppose d’abord les princes allemands protestants au pouvoir de l’Empereur catholique. Elle prend par la suite des dimensions européennes à mesure que les rois ou princes des différents royaumes interviennent dans le conflit. Cette guerre déchire l’Europe. Elle se termine finalement par la signature des traités de Westphalie.

            

 

  

Armand Jean du Plessis de Richelieu (1585-1642) est très impliqué dans les affaires de l’Etat. Il partage avec le roi Louis XIII les mêmes idées de grandeur pour la France.

 

 

Naturalisé français en 1639, Giulio Mazzarini (1602-1661) se met au service du roi Louis XIII et du cardinal de Richelieu, son protecteur et ami. Devenu cardinal de Mazarin, il succède à Richelieu comme premier ministre.

 

 

Le futur Roi Soleil est couronné à l’âge de cinq ans. Durant la régence d’Anne d’Autriche, veuve de Louis XIII et mère de Louis XIV, Mazarin gouverne la France. Il restera premier ministre jusqu’à sa mort malgré une forte opposition.

 

     

La Fronde (1648–1653) est la dernière grande période d’affrontements politiques  que connaît la monarchie française avant la Révolution de 1789. Elle constitue un mélange complexe de crise économique grave, de contestation parlementaire, de révoltes populaires et de conflits avec les nobles. La paix rétablie à Paris en 1652, le retour de Mazarin en 1653 ramène l’ordre et le calme ailleurs dans le royaume.

 

 

Le traité des Pyrénées met fin à une guerre qui oppose depuis 1635 la France à l’Espagne. La réconciliation des deux principales puissances d’Europe, œuvre du cardinal Mazarin, se traduit par le mariage du jeune Louis XIV avec Marie-Thérèse, fille du roi d’Espagne. Après la paix des Pyrénées, le royaume de France s’affirme comme une puissance dont le rayonnement s’étend à une grande partie de l’Europe. 

 

 

 

C’est donc plus particulièrement sous le règne de Louis XIV (le Roi soleil) – 1638-1715, que la France devient binära optioner youtube LE centre des attentions des autres cours. On parle français (c’est la langue diplomatique), on reasons for dating in archaeology s’habille Var Köpa Cialis på nätet français, on http://www.hinckleybid.co.uk/?xcenksa=opzioni-binarie-e-bande-di-bollinger&f7d=94 monte français.

top 10 de opciones binarias C’est la France qui donne le ton !

 

 

 

  

  1. CONSEQUENCES DANS LE DOMAINE EQUESTRE.

 

L’équitation à la française va se démarquer radicalement de ses origines italiennes.

 

2A : DEBUT DE LA RENAISSANCE ET INFLUENCES EXTERIEURES.

 

Auparavant, la France subit des influences extérieures : c’est la Renaissance qui prend son essor en Italie au 15ème siècle (petite Renaissance) et qui connaît son apogée en 16ème siècle (grande Renaissance).

 

 

Des académies d'équitation sont créées, notamment en Italie, pour obtenir des chevaux plus légers, maniables, permettant de sortir de la mêlée des combats.

Mais plus important encore, la "civilisation des mœurs" (Norbert ELIAS ; écrivain et sociologue allemande. 1897-1990) qui s'élabore dans les cours princières demande un autre usage du cheval. À l'utilisation pour la guerre et la chasse, s'ajoutent les besoins du paraître, notamment dans les entrées princières, dans les fêtes et dans ces nouvelles occasions de montrer son élégance que sont les carrousels et ballets de chevaux.

 

 Les joutes et tournois qui simulaient les gestes guerriers au Moyen Âge se transforment en exercices de virtuosité.

 

 

L’Italie accueille les principales académies d'équitation de la Renaissance.

 

 

     

 

 

 Frederico Grisone (1505-1570) relance l'Académie de Naples en 1532. Il rédige le traité d'équitation Ordini di cavalcareen 1550. Il travaille ses chevaux en recherchant la justesse, la légèreté à la main du cavalier mais également le travail sur des voltes et des ronds pour assouplir le cheval et le rassembler ;

 On parle chez Grisone de croupade, de cabriole, de passage et de piaffer. On parle de haute école. Le corps du cavalier doit épouser l’échine du cheval ! Il fait travailler les cavaliers en extérieur et en intérieur. C’est un novateur.

 

 Cesare Fiaschi (1523-1558)  fonde sa propre académie en 1534. Il prône le dressage dans le rythme des allures, c’est-à-dire dans la régularité.

 

 Dans l'académie de Grisone, Gianbatista Pignatelli (né vers 1525)  faisait monter les écuyers sans mors ni éperons mais uniquement avec l’assiette. Ils montaient avec la voix et récompensaient beaucoup. Pignatelli était « avare » de coups et « prodigue » en caresses. Il prenait en compte la psychologie du cheval.

Il instruit une pléiade d’élèves qui dispenseront l’art équestre des italiens dans toute l’Europe, fonde d’illustres écoles en France et forme les deux écuyers français

 

     

 

Salomon de La Broue (1552-1610) et Antoine de Pluvinel (1552-1620).

 

Ce que Salomon de La Broue prône :

 

- Faire exécuter facilement des choses simples au cheval ;

- Le cheval bon et paisible à la main pour faire naître la franchise – ne jamais continuer un mouvement mal commencé ;

-   Le cavalier doit user d’une grande patience ;

- La psychologie du cheval ne doit pas être négligée ;

- Le cheval doit-être considéré comme un être sensible et intelligent ;

- Discrétion des aides ;

- Méthodes douces ;

- Emploi de mors simples, aux canons brisés ;

- Assouplissement de sa monture ;

- Travail sur deux pistes ;

- Pas de sévices (que la bonté l’emporte sur la sévérité) ;

- Il faut être avare de coups et prodigue en caresses ;

 

Antoine de Pluvinel (1552-1620). La bonne fortune de Pluvinel atteste qu’il fit partie de l’entourage proche du roi qui le prit sous sa protection et favorisa son ascension.

Toutes les cours d'Europe reprennent ce modèle de travail né en Italie, sous l'influence de pratiques équestres venues, via l'Espagne ou Byzance, des cours arabes (Bagdad, Damas, etc.)

 

 

Nota : La Renaissance italienne est une période favorable à l’émergence et la diffusion d’une équitation savante. C’est en Italie, dans les villes de Naples et de Ferrare qu’apparurent les 1eres académies équestres de renom.

Le royaume de Naples, carrefour de plusieurs traditions – passé sous le contrôle des byzantins après la chute de l’empire romain d’occident, conservait l’héritage de la Grèce antique…

Un des aspects essentiels de la Renaissance en tant que période est le renouvellement des thèmes et de l’art en Europe après le Moyen-Age. La renaissance commence en Italie puis se diffuse à des rythmes différents au reste du continent. C’est avant tout une renaissance économique et qui va permettre : la découverte des techniques nouvelles avec des artistes innovants. L’architecture devient classique, inspirée des temples grecs et romains et non plus gothiques comme au Moyen-Age ; en peinture, on note l’apparition des nus, du paysage, des proportions ; peinture sur toile et non plus sur bois ! Apparition du relief.

 

La lourde armure du Moyen Age disparaît. Les grands écuyers de l’école de Versailles préconisent une position plus souple et plus naturelle, avec une utilisation plus fine et plus diversifiée des aides. C’est à ce moment que naît la notion de tact équestre.

 

L’équitation devient un art. 

 

 

 

2b : NAISSANCE DE L’EQUITATION DE TRADITION FRANCAISE.

 

À la Renaissance, les chevaux deviennent des présents de grande valeur qu'on offre aux autres chefs d'État, les prouesses équestres rivalisent de virtuosité et de recherche esthétique. En France, la cour du roi, comme en Lorraine la cour ducale, reprend le souci d'un art de monter à cheval et les moyens de l'enseigner aux jeunes nobles. Le futur roi est lui aussi formé à cet art.

 

Nous connaissons cet enseignement parce que Monsieur de Pluvinel, chargé de l'instruction du futur Louis XIII, écrira un traité d'équitation qui sera publié par monsieur Peyrol à titre posthume (en 1623) sous le titre "Le Maneige Royal" . ce livre sera ensuite remanié et enrichi par son ami Menou de Charnizay sous le titre "l'instruction du Roy en l'exercice de monter à cheval" . Ses préceptes et les gravures qui les accompagnent sont le fondement de l'équitation de tradition française. La recherche de la discrétion des aides, de la coopération du cheval plutôt que de sa contrainte, la volonté d'élégance et d'harmonie accompagnent l'exercice de haute virtuosité.

 

 

 

 

 L’enseignement d’Antoine de Pluvinel sera repris et perfectionné par  François Robichon de la Guérinière (1688-1751)

 

Il s’agit au début d’une discipline princière à part entière qui se dote progressivement de règles plus ou moins strictes et dont la pratique et l’enseignement ont lieu essentiellement en milieu curial, puis dans des établissements souvent en lien avec la cour.

La cour n’est-elle pas décrite par Salomon de la Broue comme un lieu propice à l’apprentissage et à la transmission des savoirs et des techniques équestres, ainsi que de tout ce qui a trait au savoir vivre en milieu curial ?

 

Mais la cour n’est pas le seul endroit où les jeunes peuvent se former à l’équitation. Il existe aussi des écoles d’art équestre, et des académies payantes, pour les gentilshommes. Les premières, qui s’appuient sur les services d’un ou plusieurs maîtres de renom, dispensent des cours d’équitation de haut niveau, généralement ouverts à tous les gentilshommes, même étrangers. Dans les secondes, dont l’accès est plus restreint, parce que réservé à quelques exceptions près, à la noblesse locale, l’équitation n’est qu’une parmi les disciplines enseignées ! D’autres cours sont donc dispensés à ces Messieurs : cours de maniement des armes, cours de voltige, cours de lettres et de mathématiques mais, qu’il s’agisse d’écoles ou d’académies, aucun de ces établissements ne délivre de certificat ou de brevet d’écuyer ou de maître écuyer.

 

Les académies pour gentilshommes garantissent des conditions de travail durables et satisfaisantes. La grande majorité des académies françaises et italiennes sont fondées ou officiellement reconnues à partir des années 1530-1540. En France, elles s’implantent dans les principales villes du royaume

 

La cour est donc une « créatrice directe d’emplois » ainsi que les académies et écoles d’équitation. 

 

L’équitation au XVIIe siècle est une équitation épurée, classique. Elle atteint son apogée sous Louis XIV (1638-1715) aux Tuileries d’abord, puis à Versailles ensuite.

 

 

 

. Le roi aime avoir ses chevaux près de lui et c’est dans les petites  et grandes écuries qu’il amène ses chevaux (plus ou moins 700) A l’époque, il y a des chevaux de parade, des chevaux d’armes, de chasse, de voyage, de voitures… Il y a donc une équitation de parade et savante en parallèle avec une équitation de guerre !

 

L’Equitation d’école est précise, élégante, toute en légèreté, ralentie à l’extrême.

Le matériel d’équitation change également p.ex. : l’adoption des armes à feu par la cavalerie à cette époque voit l’apparition de « fontes ».

 

Le XVIIe siècle ne connaît que quatre années de paix totale. Le XVIIIe siècle, de son côté n’a joui que d’une période de paix générale de seize ans, étendue sur toute l’Europe. 

 

 

 

 

 

Peinture : le piaffer est moins présent dans la représentation picturale ! Les peintres gardent la pesade ainsi que le pas de parade. Dans la représentation des portraits du roi, le souverain exécute une pesade et l’artiste dessine le couple cavalier-cheval de profil car cet angle de vue semble être le plus indiqué pour que le spectateur se rende compte de la bonne exécution de la figure.

 

On décrit la pesade comme une sorte de cabré académique restant fléchi, effectué à la demande du cavalier. La monture bascule son poids sur l’arrière-main jusqu’à lever légèrement les antérieurs ! C’est un air relevé qui existe encore de nos jours. Toutes ces positions données à l’animal sont la résultante d’un travail de manège et montre bien l’ancrage ancien des académies et de leur influence sur l’éducation des grands.

 

 

Nota : les académies se sont multipliées à Paris entre la fin du XVIe siècle et la première moitié du XVIIe siècle. Plus d’une dizaine d’établissements s’y sont succédés ou y ont temporairement coexistés

.

La monture du roi est rompue à ce type d’exercice !

 

 

Fréquenter les manèges coûte cher ainsi que les frais annexes par exemple : un élève de Pluvinel paye 2000 livres et en 1650, chez Benjamin le prix s’élève à 2700 livres.

 

 

Louis XIV monte pour la première fois à 9 ans. A 14 ans il est instruit aux airs relevés par Arnolfini, Du Vernet et Duplessis. Il est élégant et plein de majesté à cheval !

 

… (à suivre)

 

 

 

 

  

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http://www.noschevaux.com/Articles/Disciplines/Les-longues-renes

  Les longues rênes constituent un élément pilier...

   

Publié par YOLANDE WILIQUET le Dimanche 07 décembre 2014

 
 
     

Les longues rênes

Ismaël et Vredo l'arabo-frisonPhotographe : NosChevaux.comLieu de la prise de vue : Borset
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Yolande et Flame"Les longues rênes constituent un élément pilier dans la complémentarité du travail monté et du travail à pied.
On parle beaucoup des longues rênes mais peu d'équitants s'y attellent vraiment sur du long terme, ne voyant pas toujours le parti à en tirer (en plus du plaisir et de l'intérêt certain de voir évoluer son cheval à côté de soi). Ce travail demande beaucoup de constance et de volonté mais récompense énormément aussi par la « conversation » que l'on a constamment avec son élève.
Les longues rênes affinent le tact équestre : la main s'adoucit, les gestes se font plus précis et « l'écoute » devient quasi permanente... quel plaisir!" 

 

André POOT 

Ismaël Nijst et VredoUtilité des longues rênes

 Aide pendant le dressage, en parallèle au travail monté;      

 Préparation à l’attelage;

 Diversité du travail (à inclure p.ex. dans le programme hebdomadaire);

 Remise en forme et assouplissements sans le poids du cavalier;

 ...

Les qualités essentielles requises chez le cavalier désireux de pratiquer cette discipline sont : une observation pertinente du cheval et la bonne connaissance du mécanisme des allures de base.

Sans l’étude préalable de la mobilité, sans l’écoute et la complicité mutuelle acquise (p. ex. au rond de longe) en liberté et à la double longe, le travail aux longues rênes peut gâcher un cheval plutôt que l’améliorer ! Si vous êtes débutant, ne commencez pas ce travail sans les conseils avisés d’un professionnel habitué à cette discipline !

En 2015 (soit…très vite), nous vous ferons d’abord découvrir les prérequis nécessaires au travail de longues rênes et ensuite les apprentissages menant à une évolution bénéfique du dressage à pied de votre compagnon.

Un cheval léger, heureux et brillant, c'est l'objectif essentiel.

Conseiller technique pour la rédaction de cet article: André POOT

Petite note d'humour... André Poot et Flam

André Poot et Flame

 


 

http://noschevaux.com/Articles/Sante/Ces-chers-erables

 

 et Yolande Wiliquet (A.E.C.) présentent : 

 

Ces chers érables.. 

 

Inadmissible! 25 chevaux morts dans nos régions durant le seul mois de novembre 2014…

 

Fruits de l'érable


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Erable sycomore acer pseudoplatanusInadmissible! 25 chevaux morts dans nos régions durant le seul mois de novembre 2014…
Depuis plus d’un an, les médias spécialisés ont pourtant largement relayé l’info:

Certaines variétés d'érables, dont les Sycomores, tuent!

Trop peu de personnes encore portent attention à ces messages.
Pourquoi ces arbres apparemment inoffensifs sont-ils brusquement denvenus empoisonneurs?

 La maladie causée par l’érable, la myopathie atypique, a fait son apparition en Europe durant les années 90 mais c’est seulement depuis deux ans que l’on a pu en cibler la cause: une substance contenue dans les graines des samares de l’érable.

Cette substance, appelée hypoglycine A, est une toxine hautement mortelle pour les équidés. elle n’est pas dosée en quantité égale dans chaque graine: l’arbre la génère en fonction de sa condition de vie, elle-même tributaire du stress dû à la pollution, aux variations climatiques etc… Les érables produisent donc des graines à contenu chimique « variable ». Voilà pourquoi des arbres autrefois inoffensifs peuvent être dangereux maintenant!

Que faire? Cet hiver, commencez par repérer les érables situés dans l’environnement proche de vos pâtures et …faites les abattre (les érables ou les chevaux…choisir, c’est renoncer)! Ensuite, l’idéal est de bien contrôler l’absence de samares sur le sol. L’hiver, celles-ci, brunes et séchées, se cachent bien au chaud dans les herbes, les crottins… et se préparent à éclore sous forme de plantules  au printemps. Ces plantules sont également très toxiques. Il faut donc profiter de l’hiver pour tout nettoyer, voire brûler…et offrir à nos équidés des pâtures plus sécurisées au printemps.

PlantulesDans tous les cas de maladies contractées en prairie, consultez immédiatement votre vétérinaire,  la survie de votre compagnon en dépend !

Savez-vous que ces graines sont utilisées en cuisine en Jamaïque et que, là aussi, certaines intoxications parfois mortelles sont décelées? La graine est appelée là-bas « graine du vomissement »!

Sources et articles connexes:

http://www.myopathie-atypique.be

http://reflexions.ulg.ac.be/cms/c_349179/lexplication-scientifique-aux-mortalites-fulgurantes-chez-les-chevaux-au-pre-en-automne-a-ete-decouverte-le-coupable-est-un-erable

http://www.lameuse.be/851885/article/regions/liege/actualite/2013-11-05/liege-l-epidemie-de-myopathie-atypique-a-deja-tue-30-chevaux

http://www.cbc-bcp.be/fr/informations/actualites/197-myopathie-atypique

http://www.sciencesetavenir.fr/animaux/20141028.OBS3404/chevaux-au-pre-attention-a-la-myopathie-atypique-une-maladie-saisonniere-mortelle.html

http://www.afsca.be/santeanimale/myopathieatypique/#situation

 

 


http://noschevaux.com/Home et yolande wiliquet (A.E.C.)

présentent :

Le kladruber, une race méconnue - 

 

Je vous présente aujourd'hui une ancienne lignée de chevaux, de nos jours bien méconnue et pourtant autrefois célèbre, le kladruber.

 Le cheval kladruber

Vous n'en avez jamais entendu parler?

Voici son histoire.

Pour découvrir ces chevaux de race pure, nous devons nous rendre en République Tchèque, dans le district de Pardubice, à Kladruby nad Labem, village dont les armoiries affichent le glorieux passé.

Ce district était relié à la monarchie Austro-Hongroise et ce, jusqu'en 1918.

A la fin du XVIe siècle, les forces armées et les écoles d'équitation d'Europe Centrale émirent le souhait de disposer d'un cheval qui fut à la fois robuste et agile, deux qualités rarement réunies au sein des destriers .

En 1562, l'empereur Maximilien II fit venir des chevaux d'Espagne, 

souples et légers, et entreprit de les croiser avec des équidés issus d'une ancienne lignée locale, puissants et robustes :

Ainsi naquit l'élevage de Kladruby et le plus ancien haras répertorié d'Europe.

Les chevaux de Kladrub sont dès lors utilisés et mis à l'honneur dans les écuries impériales; de très grande taille à l'époque (1,83 M en moyenne), ils sont attelés par 6, voire par 8 et tirent les carrosses des plus grandes cours européennes. 

Parallèlement, l'archiduc Charles II (frère de l'empereur Maximilien II) fonde lui aussi son haras dans la localité de Lipizza.

Durant les XVIe et XVIIe siècles, les deux haras vont oeuvrer de concert à l'amélioration de la race. Kladruby se spécialise dans l'élevage de chevaux d'attelage alors que Lipizza se spécialise dans celui de chevaux légers.

Depuis cette époque, les lipizzans comptent six étalons fondateurs dont deux sont issus de Kladrub : Favory, né en 1779 et Maestoso, né en 1773; dans la lignée des 18 juments lipizzanes fondatrices, 5 sont de Kladruby!

A l'heure actuelle, les chevaux de Kladruby se distinguent de leurs "cousins lipizzans" par la taille (entre 1,65m et 1,73m); ce sont des compagnons calmes et dociles utilisés en attelage mais aussi en dressage et pour les loisirs.

Ils sont toujours élevés dans la tradition, en troupeaux et  pâturages jusqu'au moment du débourrage.

Kladruby Nad Labem fait partie de la liste consultative du patrimoine de l'Unesco: le haras a su préserver au travers des trois derniers siècles sa lignée de chevaux, ses installations et l'environnement. 

Les écuries viennent d'être entièrement restaurées et il est plaisant de constater que ces merveilleux et gentils équidés ont su traverser le temps dans les "sabots de leurs ancêtres", les installations d'origine, malgré les aléas de l'histoire!

 Si vous passez par là, pensez à leur faire une petite visite! vous serez conquis et ...eux aussi!  

Voici une présentation filmée, réalisée par le haras.

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Sources:

https://www.facebook.com/nhkladruby/timeline

http://www.nhkladruby.cz/national-stud

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kladruby_nad_Labem

http://whc.unesco.org/fr/listesindicatives/5151


Galerie photo
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                         
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

http://noschevaux.com/Articles/Interviews/Ismael-Nijst-un-regard-vers-le-dressage-classique

    

 

Ismaël Nijst, un regard vers le

 

  

dressage classique

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I

Ismaël et Bento Photographe : NosChevaux.com Lieu de la prise de vue : Borset

C'est avec grand plaisir que nous vous présentons Ismaël Nijst, un épicurien du dressage comme on n’en croise pas tous les jours. Il y a de ces rencontres qui remettent en question nos exigences, nos prétentions et notre œil de cavalier. C'est ce dont il est question lorsqu'on nous le voyons travailler avec ses chevaux. Rapidement, nous comprenons que tout est en réalité une histoire de dosage, de complicité et d'harmonie.

Dark VredestichterC'est lors de la représentation aux longues rênes, à la Feria Andalousia d'Oupeye, que nous avons pu nous rendre compte pour la première fois des attitudes qu'Ismaël demande à ses chevaux.

Son arabo-frison le somptueux Dark Vredestichter, alias Vredo, s'est montré très démonstratif, écoutant constamment son cavalier, arborant des allures relevées et paradant avec plaisir. Nous nous sommes vite rendu compte que nous étions loin de l'aspect solennel des carrés de dressage et nous avons voulu en savoir plus...

Pour Ismaël, la passion des chevaux a été transmise par ses parents, tous deux cavaliers. C'est lorsqu'il a commencé à prendre des leçons de groupe destinées aux cavaliers confirmés, vers l'âge de 18 ans, qu'il a commencé à prendre goût au dressage.

Peu après, le voyant évoluer vers une équitation juste, certains propriétaires de chevaux lui ont donné l'opportunité de travailler leurs propres chevaux.

« À l'époque, je montais jusqu'à 6 chevaux de propriétaires par jour, avant de rencontrer par hasard la personne qui allait devenir mon professeur. Ce jour-là, ça été une révélation !»

En effet, Ismaël s'est vu conquis par les valeurs que prône André Poot, une équitation dans la tradition des anciens, une recherche de la perfection dans les allures…

« Mon père et moi prenions des leçons avec nos PRE chez André. Chemin faisant, mon professeur m'avait demandé de travailler des chevaux mal dressés, à morphologie ingrate ou psychologiquement abimés, ce qui n'a pas été des plus faciles. Quand il a estimé que j'en avais appris suffisamment, alors seulement, il m'a autorisé à me perfectionner avec ses bons chevaux. »

Le voilà parti sur la recherche de la légèreté et des allures justes, au travers de divers exercices montés ou aux longues rênes, autant en extérieur qu'en piste.

« Quand André Poot a estimé m'avoir suffisamment formé, il m'a convié à l'assister pour donner des leçons à l’extérieur. On a même organisé des stages ensemble; lui prenait en charge les cavaliers en selle et moi je m'occupais du travail à pied. »

À l'époque, l'écurie d'Ismaël comptait 3 chevaux. L'un d'eux, Ferdji, une fois dans la carrière, savait à peine tourner et tenir le bord de piste. En outre, il avait des réactions dangereuses en extérieur. Depuis, il est devenu équilibré, il fait du trot espagnol et d'autres choses amusantes.

À l'heure actuelle, les choses ont bien changé. Les chevaux de qualité au sein de son écurie sont en majorité. L'un d'eux n'est autre que le lusitanien Hanoï, maintenant retraité, qui a marqué tous les cavaliers qui l’ont connu. Et c'est notamment grâce à lui qu'Ismaël a appris la haute école aussi bien à pied que montée.

« C'est Hanoï qui m'a donné les meilleures sensations de ce qu'est la cadence … Il est ma référence. »

Le secret d’Ismaël pour obtenir un si bon niveau de dressage est une découpe du travail en deux approches. Certains jours, il faut travailler la gymnastique du cheval (l’ensemble de ses connaissances avec enchaînements et régularité). D’autres jours, on se transforme en dresseur : en quelques minutes, le cheval doit comprendre, apprendre ou améliorer un exercice. Une fois que le déclic se produit, la séance est terminée. Arrive la récompense !

Valiente« Les chevaux sont motivés par 3 choses : la gourmandise, la paresse et donner satisfaction au dresseur. Il est important de savoir ce qui motive le plus son cheval pour savoir comment l'aborder. Par exemple Vredo donne beaucoup, même en représentation, il cherche à me faire plaisir au contraire de Valiente, qui est moins généreux. Avec lui, il faut que je sois plus convaincant.
Il y a une qualité indispensable pour dresser ses chevaux : savoir se remettre en question quand ça ne va pas, douter, chercher sans cesse, s’adapter face à une difficulté ou y revenir plus tard… »

C'est sur ces bonnes paroles que nous vous inviterons, dans de futurs articles, à explorer l'équitation de dressage traditionnel grâce à Ismaël Nijst et son professeur André Poot.

Retrouvez le majestueux Dark Vredestichter sur le site internet qui lui est dédié www.arabo-frison.be





Galerie photo

.02 Septembre 2014..

 

 Félicitations à Ismaël, Sabine et Camille (membres A.E.C. et, - Ismaël Nijst,- notre webmaster de choc) pour leurs magnifiques prestations de l'été!

 
 
 
 
     


                

                                                                
              
  
  
 

1.   

3e partie

SOUS LA LOUPE D’UNE HYPOTHETIQUE EQUITATION DE TRADITION FRANCAISE

« L’étude ratée de Nuno Oliveira et le commentaire très contestable de Michel Henriquet. »

Dans le cadre d’une nécessaire DEMYSTIFICATION des grands écuyers et de quelques écrivains, une photographie de Nuno Oliveira (1944) en mal de bauchérisation apparaît comme une opportunité et le texte de Michel Henriquet sur le sujet laisse très perplexe, voire suscite quelques vives réactions.

« "Nuno Oliveira fut pendant une assez longue période influencé et passionné par le Bauchérisme. Il dressa un certain nombre de chevaux suivant ses préceptes et les photos montrent qu'il sût parfaitement obtenir l'équilibre du premier genre. Il s'en écarta ensuite largement pour une équitation plus dépouillée et naturelle" Michel Henriquet "A la recherche de l'équitation" page 68… » 

A lire absolument : quelques interventions pertinentes  sur le Facebook de Michel Bravard le 29/12/2014 (Dominique Olivier, Michel Bravard,…) sous cette photo de Nuno Oliveira ;

Et la sagesse de Guy Boivin : « Guy Boivin Nuno Oliveira comme tous les autres écuyers est passé par des périodes de recherches et d'expérimentations. Il sera toujours instructif pour les candidats écuyers qui suivent d'en connaître les tenants et les aboutissants, positifs ou négatifs. Tirer une grande leçon d'une photographie vaut souvent mieux qu'un long discours pour ceux qui cherchent. En prenant le temps de lire les textes accompagnants cette photo, on peut aussi y voir non pas un Baucher en fin de vie mais un Oliveira en devenir. Puisse cette photo ramener certains "bauchérisants égarés" et autres inconditionnels sur le chemin de la lumière équestre. La véritable recherche objective en équitation ne peut s'accommoder d’idolâtrie et/ou de fanatisme quel qu'ils soient. »

29 décembre 2014

Etude

En l’absence de « rondeur », le relevé outré de l’encolure entraîne de fâcheuses conséquences.

A.    La nuque, qui est cependant le point haut, est figée, sans le moindre étirement.

B.     Le garrot, tassé verticalement, est comme la nuque, dépourvu d’étirement.

C.    Le dessous de l’encolure est visiblement convexe (gorge de pigeon)

D.   Le cheval est relevé sur le mors de bride (abandon du filet) mais, paradoxalement, ne semble pas crisper ses mâchoires. Il ne s’appuie pas, grâce, probablement, à la légèreté de main du cavalier.

E.     L’épaule est gênée dans son mouvement

F.     Le genou est tiré vers le haut, ce qui entraîne une gesticulation excessive.

G.   La pression sur le boulet antérieur droit semble indiquer une surcharge excessive sur l’avant-main.

Le danger du relever « à tout prix » préconisé par quelques inconditionnels obstinés est dans ce cas de figure magistralement démontré. La ligne du dessus présente une concavité « banane » inacceptable au nom d’une équitation de souplesse et de légèreté.

« Il faut être bien naïf pour croire que le Bauchérisme se résume à une élévation de l’encolure et que cette seule particularité, au milieu d’une accumulation de défauts, soit représentative d’une synthèse quelconque, une synthèse qui n’existe que dans la tête de ceux qui la rêvent… » Dominique Ollivier ; (commentaire FB du 29/12/2014 – FB de Michel Bravard)

    La position du futur célèbre écuyer n’est guère un modèle (la tête et le buste sont inclinés vers l’avant, les genoux sont pincés et les étriers chaussés à fond ; -soit-dit en passant, la selle semble inadaptée pour le dressage-)

Le défaut d’harmonie entre le cavalier et le cheval ne fait aucun doute.                                                                                                      

C’était en 1944. Nuno Oliveira avait 19 ans. A 19 ans, il n’avait certainement pas assimilé François Baucher. Personne n’a la chance de naître nanti de la science infuse, ni Oliveira, ni aucun autre.

A.    le rein est fortement crispé, à tel point que sous le cavalier, le dos ne peut que se creuser.

B.    Le cheval « croupionne », le fouaillement de queue est le signe d’une mauvaise humeur due à la désagréable gesticulation qui lui est imposée.

C.    Il trousse fortement les jarrets derrière la masse. C’est un bel exemple d’affaissement.

D.   La différence entre la flexion du boulet antérieur droit et celle du postérieur gauche est flagrante. La dé diagonalisation ne fait pas l’ombre d’un doute.

  

L’image de droite n’est pas une vue de l’esprit. Cette posture s’est imposée d’elle-même en fonction d’une élévation maximale de la base de l’encolure.

Le cheval « roule » dans une allure conforme aux lois de l’équilibre et de la mécanique. L’harmonie entre le cavalier et le cheval a été rétablie ; il se dégage une impression de flexibilité et de souplesse, ce que doit suggérer sans faille l’Equitation de Tradition Française.